Je partage ici un texte d'humeur, différent de mes articles habituels sur le bien-être. Parfois, l'esprit mindful observe aussi la folie du monde... et sa propre solitude.
Il était une fois un homme qui se promenait dans sa campagne.
Seul.
Il cherchait une belle âme.
Et il se demandait si c’était encore possible dans ce monde devenu si agité.
Depuis son retour en France, il observe la société. Il essaie de se reconstruire. Il se met en couple avec des personnes qui ne partagent pas sa sensibilité, simplement pour ne pas être seul.
C’est un constat triste : vouloir se connecter sincèrement dans un monde qui semble surtout chercher à profiter.
Cinq ans de vie commune avec une personne qu’il quitte régulièrement… et avec qui il revient, parce que la solitude est trop forte.
Ou peut-être est-ce son cerveau qui préfère souffrir plutôt que changer.
La question reste ouverte.
À la fin de la journée, il est toujours en quête de son Graal.
Et sur ce chemin, il rencontre parfois des personnages singuliers.
La dernière en date : la donneuse de leçons.
Il la découvre sur un site de rencontres, où elle affiche très clairement ses informations et ses réseaux. Naturellement, la connexion se fait via ces canaux.
La réponse est immédiate : rien ne sera possible en dehors du cadre professionnel.
Alors on comprend.
Ce n’est pas une rencontre, c’est une vitrine.
Un outil.
Une stratégie.
Un compte à faire grandir.
Et très vite, le discours suit : elle n’a pas le temps de répondre à tous ces hommes qui la sollicitent.
Mais à qui la faute, quand on attire volontairement vers un espace public ?
Nous connaissons tous les règles implicites : le 80/20, la visibilité, l’optimisation.
Puis, après un message poli où je lui souhaite simplement de bonnes fêtes, je reçois cette phrase :
« Tu vas apprendre quelque chose. »
Cette arrogance m’a surpris.
Cette certitude d’être au-dessus.
Elle m’a surtout attristé.
Pas par colère.
Par lucidité.
Nous vivons dans un monde où beaucoup parlent, mais où peu écoutent. Où l’on émet en permanence, mais où il n’y a plus vraiment de réception.
Des milliers de followers, mais peu de présence réelle.
Nous traversons une période difficile. Le pays aussi. Beaucoup vont être éprouvés.
Et ceux qui se pensent forts risquent de découvrir, un jour, que la visibilité ne remplace pas le lien.
Je n’ai pas de conclusion définitive.
Seulement un constat.
Je respire.
Je lâche prise.
Ce qui m’agace le plus, au fond, ce n’est pas la personne.
C’est cette sensation d’envoyer un message…
et de constater qu’il n’y a personne à la réception.

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