dimanche 31 août 2025

Self-Esteem

 Self-Esteem

In love life, not being loved lowers our self-esteem, while being loved raises it, said Freud. From flirting to long-term relationships, from marital conflict to breakups, every aspect of our romantic life is deeply tied to self-esteem.

This connection works both ways. While our romantic successes and failures greatly impact how we see ourselves, our self-esteem also shapes how we behave and make choices in love: will we dare to express our attraction? How will we go about it? Who will we choose?

And often, we make poor choices. If we carry low self-esteem because we live in the past — “it’s my father’s fault…” — we may fall for emotionally manipulative people. Their ultimate goal is to use power and control over their partner.

How can we recognize them? “If I love you, watch out!” Jealousy is almost always a sign of vulnerability. The other person’s doubts often reflect their own insecurities: “I am not able to keep them, nor live without them. So I must constantly watch them.” Such people often say: “I was never loved by my father.” “He was violent.” These unresolved wounds make it difficult to build healthy, lasting relationships. You’ll hear: “You don’t text me like before.” “I want you to look only at me.”

When a couple is doing well, each partner values and celebrates the other’s achievements. Self-esteem grows directly for one, and indirectly for the other.

But before thinking about the couple, we must first learn to love ourselves.




L’estime de soi

 L’estime de soi

Dans la vie amoureuse, ne pas être aimé rabaisse le sentiment d’estime de soi, tandis qu’être aimé l’élève, disait Freud. Du flirt à la liaison durable, du conflit conjugal à la rupture, tous les aspects de notre vie sentimentale entretiennent un lien très fort avec l’estime de soi.

Mais ce rapport n’est pas à sens unique. Si nos réussites ou nos échecs amoureux pèsent lourd sur l’image que nous avons de nous-mêmes, notre propre estime de soi, elle aussi, influence nos comportements et nos choix : allons-nous oser exprimer notre attirance ? Comment allons-nous nous y prendre ? Vers qui allons-nous nous tourner ?

Souvent, de mauvaises expériences nous poussent vers de mauvais choix. Si on reste prisonnier du passé — “c’est la faute à mon père…” — et qu’on vit avec une estime de soi fragile, on risque d’attirer des personnes manipulatrices. Leur objectif : utiliser l’émotion pour contrôler.

Comment les reconnaître ? « Si je t’aime, prends garde à toi ! » La jalousie, presque toujours, révèle une vulnérabilité. Les doutes de l’autre sont le reflet de ses propres doutes : “je ne suis pas capable de le retenir, ni de vivre sans lui. Je dois donc le surveiller sans cesse.” On entend aussi souvent : “je n’ai jamais été aimé par mon père”, “il a été violent”… On peut tenter de se construire malgré cela, mais ce n’est jamais vraiment sain ni constructif. Cela se traduit par des reproches permanents : “tu ne m’écris plus comme avant”, “regarde-moi seulement moi”

À l’inverse, lorsqu’un couple fonctionne bien, chacun se réjouit des réussites de l’autre et s’en nourrit. L’estime de soi de chacun est alors renforcée, directement pour l’un, indirectement pour l’autre.

Mais avant de penser au couple, il faut apprendre à s’aimer soi-même.

Estime de soi


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mercredi 27 août 2025

Aide-toi et le ciel t’aidera

 Aide-toi et le ciel t’aidera : La vérité sur l'estime de soi

Contrairement à une idée reçue, ce proverbe ne vient pas des textes sacrés. Comme d’habitude, on se mélange les pinceaux… Mais c’est une grande vérité sur l’estime de soi.

Du suicide chez l’adolescent

Phénomène en constante augmentation, le suicide est aujourd’hui en France la deuxième cause de décès chez les jeunes.
Être l’aîné, le cadet ou entre les deux… trouver sa place. Être aimé. Avoir de la reconnaissance… Et si on tombe sur des parents pas très futés, alors on se prend des coups, on se renferme…
Puis arrive l’esprit de rébellion… et on prend les mauvaises décisions : drogues, sexe, alcool… Tout cela pour se sentir vivant.

Et puis on devient adulte. 

Et on reste sous influence : amour, couple, travail et estime de soi. Le besoin de séduire devient une nouvelle drogue. Avant d’être rejeté, on devient goujat. Puis jaloux. La jalousie est presque toujours un signe de vulnérabilité. Les doutes sur l’autre reflètent des doutes sur soi : « Je ne suis pas capable de le (la) retenir, ni de vivre sans lui (elle). Je dois donc le (la) surveiller sans arrêt. »

Nous vivons dans Matrix. Je vous le confirme. Et j’y crois fermement, car depuis que je lis Joe Dispenza, Bill Douglas et d’autres… nous sommes énergie. Un atome est composé de 0,0001 % de matière. C’est la science qui le dit.

Alors pourquoi sommes-nous toujours coincés ?
Parce que tous les matins, on se réveille de mauvaise humeur. Et qu’on se couche de la même manière. Depuis tout petit, je prie le soir et je remercie Dieu d’être en bonne santé. Car je me suis toujours dit : « Il y a pire que moi, donc je n’ai pas à me plaindre. »
Aujourd’hui, je comprends que toute ma vie j’ai été stressé : paralysie, scoliose, tendon d’Achille… Sans cette souffrance, je ne pouvais pas me sentir vivant. Je choisis des femmes dures, je joue le nounours… elles abusent… Mais c’est moi qui crée tout cela. Parce que sinon, je ne souffrirais plus. Et donc je ne serais plus vivant.

Cela me fait penser à Marty. Elle était notre consultante de couple. Elle est malade. Alors on se dit : « De quoi je me plains ? » Elle respire à peine, elle a été violentée par son mari… Et pourtant, aujourd’hui, je suis un de ses rares amis. Car elle aussi a vécu dans son passé. Mais je l’aime. Elle a 90 ans aujourd’hui — je vous rassure ! Mais mon point, c’est qu’on est devenus amis car on s’est écoutés.

Bref, je divague…

Pour conclure…
On a tous des parents un peu débiles… Personne n’a la recette. On fait comme on peut. Ok, il y a des limites. Mais mon frère, lui, s’est pris plein de coups par mon père. Je le plains, car il n’y avait aucune raison… Et moi, le cadet, je suis passé comme une lettre à la poste. Pourtant j’ai fait pire que mes frères — ils étaient des anges à côté de moi.
La leçon que j’ai donnée à mes enfants ? « Faites ce que vous voulez, mais ne vous faites pas prendre. » (Oui, c’est du socialisme ce que je viens de dire… hi hi.)
Alors je peux dire que je suis économe car mes parents ont fait faillite… etc. Je pourrais vivre dans le passé et me plaindre toute la journée…

Mais voilà ma conclusion de tout ce charabia :
La science prouve qu’on est énergie. La science prouve que 87 % de nos maladies viennent du stress. Alors pourquoi rien ne change ? Parce que ça dérange. Allez dire aux sociétés comme Pfizer qu’on peut se passer d’elles… 

Et pourtant oui, on peut. Il suffit de méditer.

Sauternes


lundi 25 août 2025

lâcher-prise

 La dimension cachée du lâcher-prise

Quand on écoute une belle musique, on se sent emporté.
On s’évade. On goûte à un monde de paix.

Mais dans la vie quotidienne, nous vivons dans un état constant de tension.
Le stress nous colle à la peau.
Et nos relations – amoureuses, familiales – deviennent souvent un terrain de conflit. L’amour, lui, s’étiole, car nous refusons de changer.

Aujourd’hui, j’ai vécu quelque chose de profondément simple, mais qui m’a marqué.

Ma mère, 89 ans, têtue comme seule une mère peut l’être, m’a écouté.
Elle marche complètement de travers. Alors, doucement, je lui dis :

“Si tu veux, je peux te regarder. Mais il faut que tu t’allonges au sol.”

À ma grande surprise, elle accepte.
Après le déjeuner, je l’aide à s’allonger – un effort énorme pour elle. Et là, je vois une femme stressée, figée.

C’est mon métier et, je crois, mon caractère : prendre soin des autres. Alors, avec ma voix la plus douce, je lui dis de fermer les yeux.
Elle répond :

“Je n’y arrive pas.”

C’est fou comme le stress peut être ancré, même à 89 ans.
Mais petit à petit, j’arrive à la calmer. Je la réajuste physiquement – son bassin était complètement désaligné – et je vois son corps se détendre.

Et j’ai ressenti du bonheur.

Mais voilà : avec qui partager ce bonheur ?
Instinctivement, j’ai pensé à Isabelle. Mauvaise idée.

On a échangé. Ça a dégénéré. Je l’ai bloquée.

En réfléchissant, je me rends compte que l’exemple de ma mère et celui de Patricia racontent la même chose.

Avec ma mère, j’ai réussi. Pourquoi ? Parce qu’il y avait de la compassion.
Avec Isabelle, j’ai échoué. Pourquoi ? Parce qu’elle est restée enfermée dans son passé, dans sa douleur, dans ses schémas. Et moi aussi, j’ai mes torts. Je ne suis pas parfait.

Isabelle m’a déjà dit que j’avais un “talent” pour aider les autres. Mais ce n’est pas du talent.
C’est de l’amour.

Comment faire comprendre au monde que nous sommes prisonniers de nos douleurs ?
Que nous revivons sans cesse les blessures du passé, incapables de lâcher prise ?

Et puis, il y a cette réflexion qui me hante :
Ma mère, adoptée, a grandi dans la dureté, sans trop de douceur, mais elle n’a jamais été malade.
Mon ex femme, marquée par des parents durs, n’a pas de souffrance physique.

Moi, j’ai été paralysé à 12 ans. J’ai porté mes blessures dans mon corps.

Alors, faut-il être dur, “méchant”, pour rester en bonne santé ?
C’est triste, mais parfois j’ai l’impression que c’est ainsi que certains survivent.

Mais je refuse d’y croire totalement.
Parce que je pense qu’il existe une autre voie : celle de la conscience, du pardon, et de l’amour.

Et vous ?
Êtes-vous prêt à lâcher votre passé pour créer un nouveau futur ?



Letting Go

Letting Go 

When we listen to beautiful music, we are carried away.

We drift into a world of peace.

But in daily life, we live in a constant state of tension.
Stress clings to us.
And our relationships — between men and women, family members, partners — often turn into battlefields. Love fades because we refuse to change.

Today, I experienced something very simple, yet deeply meaningful.

My mother, 89 years old, as stubborn as only a mother can be, actually listened to me.
She walks completely misaligned. So I gently told her:

“If you want, I can help you. But you’ll need to lie down on the floor.”

To my surprise, she agreed.
After lunch, I helped her lie down — which was not easy for her. And there I saw a woman tense, rigid, uneasy.

It’s in my nature, and my work, to take care of others. So with my softest voice, I told her to close her eyes.
She replied:

“I can’t.”

It’s incredible how deeply stress can take root, even at 89.
But slowly, I managed to calm her. I adjusted her body — her pelvis was completely out of alignment — and watched her begin to relax.

And I felt a deep sense of joy.

But then came the question: who can I share this joy with?
Instinctively, I thought of Isabelle. Wrong move.

We exchanged a few words. It turned into tension. I blocked her.

Reflecting on it, I realized that my mother and Isabelle reflect the same truth.

With my mother, I succeeded. Why? Because there was compassion.
With Isabelle, I failed. Why? Because she remains trapped in her past, in her pain, in her patterns. And yes, I have my own faults. I’m far from perfect.

Isabelle once told me I had a “talent” for helping others. But it’s not talent.
It’s love.

How do we make people understand that we are all prisoners of our pain?
That we endlessly relive the wounds of the past, unable to let go?

And then there’s this thought that haunts me:
My mother, adopted and raised with little softness, never got sick.
My ex-wife, marked by harsh parents, carries no physical suffering.

But me? I was paralyzed at 12. I carried my wounds in my body.

So, do we have to be hard, even “mean,” to stay healthy?
It’s a sad thought, but sometimes it feels like that’s how some people survive.

And yet, I don’t fully believe it.
Because I think there’s another way: a path of awareness, forgiveness, and love.

And you?
Are you ready to release your past and create a new future?



Méditation vs prière

 Méditation vs prière : est-ce la même chose ?

Est-ce que lorsqu’on prie, on est en méditation ?
Et si c’est vraiment le cas, pourquoi certaines personnes qui prient plusieurs fois par jour ne deviennent-elles pas forcément plus tolérantes ?

👉 Cela amène une réflexion : méditer ou prier ne suffit pas en soi, tout dépend de la manière dont on le fait.
Car au fond, une prière, c’est avant tout un moment pour soi : on respire, on se recentre, on pense à un être ou à une force supérieure, et on y met de l’amour. Une méditation, c’est exactement cela : diriger son attention, envoyer de l’énergie positive, nourrir des émotions constructives.

J’ai un ami qui m’avait confié un jour avoir trouvé Jésus. Il me disait que Jésus avait sauvé sa vie, ainsi que celle de sa femme. Nous avons beaucoup débattu sur la religion. À l’époque, j’argumentais un peu comme mon ex-femme : « Comment peut-on croire à un conte de fées ? »

Mais avec le temps et les épreuves, il a grandi. Il avait aussi un soutien précieux : sa femme. À deux, le chemin semblait plus facile. Aujourd’hui, ils sont heureux, ils gagnent très bien leur vie.

De mon côté, j’ai grandi dans une école catholique. Pur produit du catholicisme, comme on dit. Pourtant, je continue à prier le soir en me couchant. Mais pas pour moi. Je prie pour le monde, pour ma famille, et je remercie Dieu pour ce que j’ai. En fait, je méditais sans le savoir.

Joe Dispenza nous explique qu’une méditation doit être remplie d’émotions. C’est ce qui lui donne sa force transformatrice. Et finalement, Jésus ne disait-il pas la même chose, à sa manière ? Trouver la vérité à l’intérieur de soi.

En Qi Gong, on appelle cela le Qi : l’énergie vitale qui circule en nous. Joe Dispenza, lui, parle d’énergie quantique. Mais quelle que soit la tradition, le message reste le même :
💫 aimer, guérir et aider les autres.



Meditation vs. Prayer


 

Meditation vs. Prayer: Are They Basically the Same Thing?

It’s a question that has intrigued spiritual seekers for ages: when we pray, are we actually meditating? And if they are so similar, why is it that some people who pray multiple times a day don't necessarily seem to become more tolerant or compassionate?

This leads us to a crucial point: the act itself—whether praying or meditating—is not enough. Everything depends on how you do it.

Let's break it down. At its heart, prayer is a moment for yourself: you breathe, you recenter, you focus on a higher being or force, and you pour love into that intention. When you think about it, meditation is exactly that: directing your attention, sending out positive energy, and nurturing constructive emotions.

I once had a friend who told me he had found Jesus. He said that faith had saved his life, as well as his wife’s. We had many long debates about religion. At the time, I argued a bit like my ex-wife: “How can anyone believe in a fairy tale?”

But over time, and through life's challenges, he grew. He also had a precious source of support: his wife. Together, the path seemed easier. Today, they are genuinely happy and are doing very well in life.

As for me, I grew up in a Catholic school—a pure product of Catholicism, as they say. And yet, I still pray every night before I go to sleep. But not for myself. I pray for the world, for my family, and I thank God for what I have. I eventually realized: I was meditating without even knowing it.

This is where the real magic happens. Think about what Joe Dispenza teaches: he explains that meditation must be filled with emotion. That’s what gives it its true transformative power. And ultimately, wasn’t Jesus saying the same thing in his own way? To find the kingdom of heaven within?

Different traditions have different names for this energy. In Qi Gong, we call it Qi—the vital energy that flows within us. Joe Dispenza speaks of quantum energy. But whatever the tradition, the core message remains identical:

💫 To love, to heal, and to help others.

So, the next time you sit in silence, whether you call it prayer or meditation, remember it's not about the label. It's about the intention and the heart you bring to it. That’s where the real transformation begins.

Retrouver l’Ancrage

 

Retrouver l’Ancrage

Un bateau sur la mer navigue librement, mais lorsqu’il veut se reposer, il doit jeter l’ancre.

N’est-ce pas pareil pour un immigré ?
Nous flottons d’un endroit à l’autre, en silence, en nous demandant : « Où pourrai-je enfin jeter mon ancre ? »

Quand je suis revenu en France, un ami m’a trouvé une chambre en colocation.
Le soir de mon arrivée, nous sommes allés boire un verre, puis je suis rentré dans cette chambre vide — pas d’armoire, juste un matelas.
Était-ce vraiment le port sûr que j’espérais ?

J’ai médité, puis je me suis endormi.
Le lendemain, j’ai fait des projets. Mais la vie en avait décidé autrement.
J’ai dû quitter cette chambre.
Alors j’en ai trouvé une autre. Toujours pas le port dont je rêvais.

Finalement, j’ai fait construire une maison — pour me rapprocher de quelqu’un que j’aimais et protéger mes économies. Après toutes les crises depuis 2019, j’avais besoin de sécurité.

Mais la vie m’a encore surpris.
La personne pour qui je l’avais fait n’est plus là.
Le club de football ne m’a pas vraiment adopté.
L’association n’a pas fonctionné.
Et ma relation s’est terminée.

Je flotte toujours. Comme un morceau de bois au large, sans ancrage.


Comment continuer à donner le meilleur de soi-même quand on se sent à la dérive ?

Joe Dispenza explique l’importance de rompre avec notre passé — et les émotions qui y sont liées — pour pouvoir entrer dans l’univers des possibles. Pour se réinventer, il faut cesser de se définir uniquement par ce qui nous entoure et apprendre à se percevoir comme une conscience pure.

Quand nous faisons cela, quand nous arrêtons de nous définir par notre douleur ou nos circonstances, nos deux hémisphères cérébraux se synchronisent. Notre énergie s’élève. Notre potentiel s’ouvre.


J’aimerais croire que j’ai un grand potentiel.
Mais pour l’instant, je n’ai qu’un gros ventre.
Je ne sais même pas si je vais rester dans cette maison.
Je ne sais même pas ce que je veux vraiment.

C’est triste à admettre, mais parfois j’ai juste envie de m’échouer sur une plage et d’arrêter de lutter contre le courant.


Et si la véritable ancre que je cherchais n’était ni un lieu, ni une personne, ni un projet ?
Et si elle était simplement en moi ?



S’aimer vs Être aimé

S’aimer vs Être aimé

La vie est surprenante. On grandit dans un environnement qui nous est inconnu, on reçoit des leçons de personnes qui, bien souvent, ne savent pas vraiment ce qu’elles font. Mais elles le font par amour, au départ.

Puis arrive un moment où l’on doit apprendre par soi-même. Et c’est là que le vrai problème commence : Est-ce qu’on s’aime ?

Comment le pourrait-on ? On ne se connaît pas vraiment. On évolue constamment, sans base solide. Alors, si vous avez une belle gueule et que vous n’êtes pas trop con, tout devrait aller. Sauf que si vous ne vous aimez pas, rien ne va. Cela devient compliqué.

Viennent alors les relations. Si vous avez une belle gueule, on vous dit que vous charmez sans cesse. Mais comment voulez-vous charmer quand on ne s’aime pas ? Vous devenez un joueur, parce que c’est l’image que les autres attendent de vous. Et comme vous ne vous aimez pas, vous continuez à jouer ce jeu.

Pourtant, qu’est-ce que c’est bon d’entendre quelqu’un vous dire : « Tu es un bon père », « Tu es généreux », « Tu es un bon entraîneur »… alors que vos proches ne font que des reproches : « Tu bois trop », « Tu dragues trop », etc.

Alors, comment voulez-vous qu’on vous aime, si vous ne vous aimez pas ? C’est impossible.

J’ai commencé à découvrir l’amour à travers la méditation. Je m’apprécie de plus en plus, même si je ne suis pas encore en amour avec moi-même. Mais pourquoi est-ce que je souffre autant, alors que d’autres non ?

Ils s’aiment sûrement plus que moi. Mais pourquoi est-ce que ça me frustre autant ? Peut-être parce que l’humanité n’a pas avancé d’un pouce. L’humain ne pense qu’à sa gueule, et aujourd’hui, l’IA vient nous diriger. Tout ça, pourquoi ?

Parce qu’il est plus facile de se laisser porter par une image que de prendre conscience de nous-mêmes.

Il y a un mouvement que j’essaie de promouvoir – celui de l’amour de soi, de la conscience – mais j’ai tellement d’angoisse et d’anxiété que j’ai du mal. Je vois des gens de 30 ans devenir sophrologues et prétendre tout savoir sur la vie… et j’ai des doutes sur leurs capacités.

Mais peut-être est-ce simplement parce que je ne m’aime pas encore assez pour croire que moi aussi, je peux y arriver.